Elles n’existent plus qu’en mémoire Les feuilles fragiles du passé Se sont envolées
Je les revoie pourtant Enveloppantes Glissant dans l’air bleuté et humide Au bord de la nuit Les premiers éclats du jour Fissurant leurs formes mystérieuses
Entre les silhouettes alanguies Les bruits rares et feutrés Toujours quelque chose La vie en arrière Les rues un peu pentues Le sac un peu lourd Des premiers 2 et 2 font 4
Cahiers d’une nature innocente Les saules au loin Leurs feuilles vert de gris Colchiques dans les prés C’est la fin de l’été